La cuvette de Veaux et la grande combe

Les petits secrets de la cuvette de Veaux
La petite cuvette de Veaux a révélé plusieurs sites préhistoriques de plein air ou en abris sous roche. La Préhistoire Récente et, plus particulièrement, le Néolithique Moyen (Chasséen méridional) y est connu de longue date sur les deux rives du Toulourenc. Des prospections menées depuis plusieurs décennies ont permis de localiser des sites, ateliers et/ou habitats tels que : la Peyrière, la Fouzaraille, le Vallon de la Borie, Petit Vau, les Vignes de Veaux etc.

Mais, durant les millénaires suivants, cette modeste cuvette va être sujette à bien d’autres présences humaines qui toutes vont nous laisser de fugitives traces de leurs occupations dont nous essaierons de lever quelques voiles.

Dans les plis cachés de La Grande Combe
Très peu fréquentée, à l’écart des GR, il faut vouloir s’enfoncer, par une piste à peine marquée, aux pieds de la crête de la Grand Combe pour y découvrir que les Hommes de tout temps ont œuvré en ces lieux retirés.

Mais, au-delà de ces stigmates encore bien visibles, cette piste nous conte d’autres histoires que la mémoire populaire nous a transmis de proche en proche.

En descendant l’Ouvèze… En remontant le temps

Dans son moyen cours, la rivière Ouvèze offre un débouché, via le ruisseau du Toulourenc, sur l’énorme gisement de silex des combes de Veaux sur les communes de Malaucène et Mollans-sur-Ouvèze.

Celui-ci a joué le rôle d’aimant, attirant et fixant le long de cette rivière et de ses affluents, les groupes humains de toutes les grandes périodes préhistoriques.

Ces populations préhistoriques ont fréquenté sinon occupé tous les espaces de cette zone géographique ; sites archéologiques à statut reconnu, implantés sur des terroirs variés : gisements en plein air, en plaine, perchés ou en pied de col, en grottes ou en abris sous roche. Ces témoignages constituent la trame du patrimoine archéo-préhistorique du moyen cours de cette rivière.

Dans ce même terroir, le passage à la métallurgie, avec dans le premier temps, de probables  extractions locales de minerai de malachite (cuivre), vont donner au forgeron, nouveau spécialiste, un statut original. Celui-ci va s’amplifier avec la découverte de l’alliage cuivre/étain (bronze) nous laissant, dans le périmètre de la confluence Ouvèze/Derbous, de remarquables témoins archéologiques.

 Les grottes des Ayguiers à Mollans/Ouvèze

Mémoires préhistoriques de la Méouge

La rivière Méouge structure avec la rivière Ouvèze un double entonnoir en dos à dos qui s’impose comme une voie de communication naturelle, un trait d’union majeur entre les Alpes du Sud, de la Durance à la moyenne vallée du Rhône, un « Chemin des Peuples » selon A. Catelan (1923).

    

 

 

BIBLIOGRAPHIE

CATELAN, L., et A., 1923 « L’entonnoir des Bas-Voconces – Chemin des Peuples »
in Bulletin de la Société d’Archéologie de la Drôme Tome LVII pp. 3-12 avec une carteCHAFFENET, A., et G., 1983 « La vallée de la Méouge aux temps préhistoriques »
in Le Luminaïre n° 1 pp. 16-21

CHAFFENET, A., et G., 1996 « Une occupation du territoire à Eygalayes à la période néolithique » in Le Luminaïre n° 13 pp. 45-46

CHAFFENET, A., et G., 2006 « Un habitat préhistorique à Mévouillon, il y a plus de 5.000 ans » in Le luminaïre n° 23, pp. 5-10

MATHIEU, E., et PAHIN-PEYTAVY, A.C., 1991 « La sépulture épicardiale de Barret de Lioure (Drôme) » in Bulletin de la Société Préhistorique de France Tome 88 n° 3, pp. 91-95

PAHIN, A.C., 1986 « Culture et milieu des premiers paysans de la moyenne vallée du Rhône.
Barret de Lioure “Le Moulin” » (Drôme) » pp. 34-38 Actes des rencontres : néolithique de Rhône-Alpes, 1, 1986. – ValencePLAT, P., 1912 « Enceinte préhistorique à Ballons – Vallée de la Méouge » in Bulletin SPF – année 1912 – Volume 9 – numéro 6, pp 374-375
PLAT, P., 1929 « Fouille d’une grotte à Eourres (Hautes-Alpes) » pp.325-329 in Bulletin de la Société d’Études des Hautes Alpes
SOURCES DOCUMENTAIRES

DAUMAS, J.C et LAUDET, R., 1990 « Déclaration de découverte fortuite d’un site archéologique à Ballons (26) », Rapport SRA Région Rhône Alpes, 6 pages, inédit

DAUMAS, R., et al, 1991 « Tresclard- Ballons (26) Sondage archéologique. Travaux de tamisage sur le chemin » Rapport SRA Rhône-Alpes, 14 pages

DAUMAS, J.C et LAUDET, R., 1993 « Plateau de Tresclard, Ballons (Drôme), sauvetage archéologique », 34 pages, inédit
DAUMAS, J.C et LAUDET, R., 1993 « Le site de Tresclard à Ballons – Drôme » in Bulletin Scientifique Régional, Région Rhône Alpes, pp. 71-72

PAHIN, A.C., 1988 « Compte-rendu de la fouille de sauvetage – Barret de Lioure « Le Moulin » Rapport SRA Région PACA, 12 pages

POMERO, C†., 1991 « Tresclard – Ballons (26), sondage archéologique : travaux de tamisage sur un chemin » 11 pages, inédit

POMERO, C†., 1991 « Tresclard – Ballons (26) » in Bulletin Scientifique Régional, Région Rhône Alpes, page 45

RAYNAUD, K., 2011 « Vers-sur-Méouge (Drôme), Prospection inventaire diachronique” Rapport S.R.A. Région Rhône-Alpes, 80 pages, 28 figures, 23 fiches.

Les arbres témoins

Quelques arbres remarquables des Baronnies

Ils nichent au fond des ravins, au pied des barres rocheuses ou élancent leurs flèches du sommet de plateaux isolés. Ils sont les hôtes de milliers d’animaux, protègent de leur ombrage et nourrissent de leurs fruits. Comme la pierre, ils sont indissociables de l’Homme, de son habitat, de ses outils, du feu.

Ils témoignent du temps, de l’histoire, des évènements.

Autrefois… sur le flanc nord du Ventoux.

Le Quercus pubescens ou chêne pubescent

À l’opposé du chêne vert[1] à feuilles coriaces et persistantes qui occupe les sols maigres ou les drailles, le chêne pubescent à feuilles caduques pousse sur des terres plus profondes.
Il est l’arbre culte par excellence. Les Romains l’associaient à Jupiter, le Père et Maître des Dieux, les druides gaulois y cueillaient le gui, Saint Louis rendait la justice sous son ombrage. Il est le symbole de force, de résistance, de longévité ; ses feuilles servant de modèle ornemental aux képis et parements de manches ou de cols des uniformes militaires.
Son bois dur donnera du labeur aux charrons, aux tonneliers, aux charpentiers, aux charbonniers. Il servira aussi à l’édification des flottes royales. De très nombreux chênes de la vallée du Toulourenc seront abattus et rejoindront ainsi le port militaire de Toulon.

Aujourd’hui, en limite des communes de Reilhanette et de Savoillans, dans le ravin de Briançon, un superbe spécimen s’élève, imposant et majestueux, comme planté là depuis la nuit des temps. Il affiche près de 9 mètres de circonférence malgré un tronc creux qui ouvre son fût de haut en bas ; creux qui aurait « servi d’abri à quelques outils agricoles » d’après le souvenir de M. Louis Thibaud.

Un tel sujet éveille bien des questions et en premier lieu celle de son âge.  Selon le représentant ONF responsable du secteur :
                     « Il est difficile de le fixer scientifiquement.  Il faudrait l’abattre pour lire ses cernes, le carottage ne permet pas de formaliser un verdict suffisant. »
Certes, on aimerait le savoir millénaire, histoire d’embellir son panache, mais…
« la longévité du Quercus pubescens est généralement reconnue pour 5 à 600 ans au plus ; c’est le plus gros que je connaisse dans la région…il y en a encore quelques-uns. »

La deuxième question qui vient à l’esprit est de savoir comment de tels arbres ne furent pas la proie des scies ou des tronçonneuses.
« Bien souvent ils fixaient la limite de propriétés, alors on les laissait comme témoins. Souvent ce sont de forts producteurs de fruits, la glandée pour les cochons ou bien encore ils servaient de chômé pour les troupeaux. Les anciens agriculteurs y faisaient aussi la ramée quand le foin venait à manquer » ajoute mon interlocuteur.

À bien y chercher, ce gros chêne n’est pas le dernier. Non loin de là, sur le plateau calcaire au lieu dit de  Mercuès  commune de Montbrun les Bains, pousse un autre exemplaire qui développe un tour de taille de seulement 5,4 mètres ; mais il déploie des racines aériennes qui lui confèrent un aspect fort impressionnant. À Somecure, à quelques pas de la source de l’Ouvèze, un autre Quercus pubescens se distingue également. Sous le Rocher de l’Aiguille au Buis un spécimen équilibriste s’accroche aux flancs d’un ravin et résiste, « littéralement suspendu dans le vide, il se redresse naturellement en formant une crosse à sa base.[2] » Sur la commune de St Léger du Ventoux, au lieu dit de la  Barbette, deux autres, énormes mais hélas morts, élancent leurs bras décharnés comme pour implorer les cieux. Enfin, à Brantes dans le petit vallon de Comment, le long du ruisseau du Sénaris, quelques spécimens oubliés des forestiers défient le temps.

[1] On l’appelle aussi « yeuse » et de son nom latin ilex qui est la dénomination botanique du houx, dont les feuilles ressemblent fort à celle du chêne vert

[2] Voir panneau ONF du sentier botanique.

MONTBRUN les BAINS Mercuès

MONTBRUN les BAINS Mercuès

REILHANETTE Ravin de Briançon

REILHANETTE Ravin de Briançon

REILHANETTE Ravin de Briançon


St Leger du ventoux La Barbette

Ces chênes certes sont remarquables… mais d’autres arbres, qui ne payent pas de mine, comme les cades, sont beaucoup plus vieux » argumente l’agent ONF.

Le genévrier

Le Juniperus oxycedrus, dénommé aussi Cade ou Petit cèdre, est probablement une des premières plantes à avoir été exploitée par l’Homme dès la Préhistoire. Ses qualités antiseptiques, purificatrices, toniques, diurétiques et bien d’autres sont abondamment reconnues dans l’Antiquité. On dit qu’Hippocrate aurait combattu la peste à Athènes avec des fumigations de genévrier. Les Romains en tiraient une boisson dont ils raffolaient. Au Moyen-âge il symbolisait la force vitale ; les Germains le considéraient comme une plante sacrée. Il fut universellement utilisé contre la sorcellerie, pour chasser les démons ou les mauvais esprits. Au XIXe siècle, ses baies étaient brûlées dans les hôpitaux de France pour se prémunir des épidémies. L’extraction de l’huile de cade, l’onguent, à partir de son bois, est aussi connue des bergers pour usages vétérinaires.

C’est à Piegon qu’il faut se rendre, à la chapelle de Notre Dame de Cadenet et son cimetière.  Sur ce site perché, entre Aygues et Ouvèze s’élèvent de monumentaux genévriers – Juniperus oxycedrus.

Le plus grand, en bordure de la route sous la chapelle, affiche une ramure étalée sur 8 m maximum portée par un tronc court et dégagé d’environ 6 m de haut et, un tour de taille de 1,90 m pris à 1 m du sol.

En montant à Aurel depuis Montbrun les Bains, un second spécimen résiste sur un petit plateau rocheux mais hélas, ses branches furent amputées par la scie, sa ramure portée à 4,5 m de hauteur, sur un fût de 2,10 m de diamètre, ainsi sacrifiée.

Pour certains auteurs, ces cades seraient de dimensions exceptionnelles, au dessus de la moyenne, leurs âges estimés à 8 ou 9 siècles :

                           « 800 ans, ce n’est pas étonnant, ils peuvent vivre encore pendant des siècles » précise l’agent ONF, « seul le genévrier thurifère ou l’olivier peuvent supplanter le l’oxycedrus en longévité » … alors affaire à suivre !

MONTBRUN les BAINS Combe d’Aurel

MONTBRUN les BAINS Combe d’Aurel

PIEGON Notre Dame de Cadenet

PIEGON Notre Dame de Cadenet

PIEGON Notre Dame de Cadenet

PIEGON Notre Dame de Cadenet

PIEGON Notre Dame de Cadenet

 

Le mont Ventoux à travers les cartes anciennes

Vous avez dit :

VENTOUX, VENTAUX, VENTOUR, VENTOSUS, VINTUR, VENTOVX

selon comme en l’an de : 1580, 1583, 1627, 1631, 1656, 1706 ou 1777

Le Mont Ventoux tient son nom du théonyme Vintur,

le  dieu lumineux des montagnes provençales

Deux stèles entières et une fragmentaire, gravées, font référence à cette montagne.

Nous devons la première découverte à Esprit Calvet, au XVIIIe siècle, sur le site de Notre-Dame de Beaulieu à Mirabel-aux-Baronnies. Elle indique VENTVRI/CADIENSES/VSLM.

La deuxième a été relevée à Apt, en 1700, par Joseph-François de Rémerville, qui nota : VENTVRI/VSLM/M.VIBIVUS.

La troisième fut exhumée lors de fouilles effectuées en 1993 à la Chapelle Saint-Véran, près de Goult : seul VINTVRI restait encore lisible sur un fragment.

Un clic sur les cartes permet d’accéder à une version agrandie.

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Comtat Venaissin par Stephano Ghebellino vers 1580

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Comtat Venaissin par Igniazio Danti vers 1580/1583

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Jacques de Chieze 1627

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Jean de Beins 1631

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Jean Bonfa 1696

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Alexis-Hubert Jaillot 1706

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Guillaume de l’Isle 1722

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Paolo Santini 1777

La roche travaillée

Citernes, fenêtres, trous de poteaux, de poutres, encoches diverses, ayguiers, rainurages, tombes, trous de vidange, meules, mégalithes, cupules, oculus et, bien d’autres encore.

La roche, les rochers des Baronnies portent mille traces laissées par la main de l’homme au fil des siècles.

Voici un petit florilège de ces témoignages, souvent cachés, à découvrir en observateur curieux.

BEAUVOISIN

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Monolithe (cliché P.A.)

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Monolithe (cliché P.A.)

BUIS-LES-BARONNIES le Saint-Julien

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La citerne (cliché Y.G.)

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La cupule (cliché P.A.)

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La fenêtre (cliché P.A.)

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Encoche (cliché P.A.)

ENTRECHAUX

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Enlèvement d’une roue meunière (cliché P.A.)

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Enlèvement d’une roue meunière (cliché P.A.)

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Enlèvement d’une roue meunière (cliché P.A.)

MÉVOUILLON

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Le fort, la citerne (clichéP.A.)

MOLLANS

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Petit Vau. Négatif d’une roue meulière (cliché Y.G.)

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Les Beaumes Redonnes (cliché P.A.)

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Les Beaumes Redonnes (cliché P.A.)

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Les Beaumes Redonnes (cliché P.A.)

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Les Beaumes Redonnes (cliché P.A.)

PLAISIANS

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Le rocher des Toures (cliché P.A.)

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La citerne (cliché P.A.)

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La citerne (cliché P.A.)

PUYMÉRAS

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Meule (cliché Y.G.)

SAVOILLANS

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Roche Guérin. Les ayguiers (cliché P.A.)

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Roche Guérin. Les ayguiers (cliché P.A.)

TEYSSIÈRES

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Château d’Audefrey (cliché Y.G.)

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Château d’Audefrey (cliché Y.G.)

VEAUX

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La clue rive droite (cliché P.A.)

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La clue rive gauche (cliché P.A.) 

VERCOIRAN Sainte-Luce

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Citerne (cliché P.A.)

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Citerne (cliché P.A.)

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Le trou de vidange (cliché P.A.)

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L’oculus (cliché P.A.)

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L’oculus (cliché P.A.)

 

Grottes, abris sous roche et mines des Baronnies

portant traces d’occupations de la Préhistoire à nos jours 

BEAUVOISIN

BEAUVOISIN 2270Cliché Bénard© Musée de la Résistance en ligne

La montagne de la « Baume noire » (Ref. IGN) renferme deux cavités sur son flanc Sud. L’une d’elles, à l‘Ouest de cette montagne, a servi de refuge aux maquisards. C’est un simple abri sous roche, beaucoup plus qu’une grotte à proprement parler. Emplacement stratégique, elle offre un large panorama sur la moyenne vallée de l’Ouvèze. Quelques silex taillés et tessons de céramique néolithiques ont été retrouvés dans l’éboulis d’accès. La seconde cavité, à l’Est, fût occupée par un marginal et son troupeau de moutons dans les années 1970. Sans archive.

Source documentaire :
SEYVE, M., 2007 DVD- La résistance dans la Drôme-Vercors. Ed. AERI-AERD

BÉNIVAY-OLLON

BENIVAY-OLLON IMG_3978Cliché P.A

Au Sud-ouest du massif de « La Déroute » lieu dit « le Grand verger », (carte IGN 1/25 000 3139 0T Nyons) s’ouvre une petite cavité d’environ deux mètres de profondeur qui aurait été une mine de plomb exploitée au début du XXe siècle. Communication orale. Sans archive.

BÉSIGNAN

BESIGNANCliché V.A.

Grotte de Montlaud. Elle s’ouvre sur le flanc Nord de la montagne du même nom, côté vallée de l’Ennuye. Sa salle principale fût occupée dès la Préhistoire Ancienne (sans référence chrono-culturelle) puis, a servi de grotte sépulcrale au Chalcolithique. Un couloir montant dégage des espaces plus restreints avant d’ouvrir au Sud sur la vallée de l’Ouvèze. Des foulles clandestines ont vidangé le niveau chalcolithique.
Au cours de l’année 1913 les frères Louis et Auguste Catelan reprendront par tamisage les déblais de ces fouilles clandestines. Le mobilier découvert alors : ossements humains, céramique, parure et industrie lithique, permettront de confirmer d’une part le statut sépulcral de cette petite grotte et d’autre part, de formaliser ce même statut avec la culture chalcolithique (conservation Musée Calvet – Avignon). Durant l’année 1957, M. et Mme Hutet, M. et Mme Fert et M. René Gras, membres fondateurs de « L’Union des Préhistoriens-Archéologues-Amateurs d’Art de la Drôme et du Haut-Comtat » entreprennent dans cette même grotte un sondage de quatre mètres de profondeur permettant une reconnaissance stratigraphique du remplissage sédimentaire avec la découverte, en place, de pièces de silex taillé et, d’éléments indurés de faune froide (marmotte, bouquetin, aurochs). Ce mobilier est conservé au Musée d’Histoire et d’Archéologie de Nyons et des Baronnies.

Bibliographie :

CATELAN. A., CATELAN. L., et MULLER. H., 1914 « Découvertes préhistoriques au Buis-les-Baronnies » in Bulletin de la Société d’Archéologie et Statistique de la Drôme Tome 48 pp. 214-224.

GRAS, R., 1976 « Oppidum de Sainte Luce, Vercoiran (Drôme) » Union internationale des Sciences Préhistoriques et protohistoriques. IX ème Congrès de Nice, « Néolithique et Ages des Métaux dans les Alpes françaises » pp. 65-71 et fig.

Sources documentaires :

ARCHIVES DU BUIS : Fonds Service des Archives de Buis les Baronnies.

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis-les-Baronnies. Inédit.

LUMLEY, H., (de) Relevé stratigraphique. Inédit. Archives du Musée d’Histoire et d’Archéologie de Nyons et des Baronnies.

BUIS LES BARONNIES

BUIS Cost 006Cliché P.A.

Cost. Le site archéologique de Cost se localise sur le flanc Sud de la colline dite du « Petit Ubac ». Cet abri sous blocs d’effondrement a servi de sépulture à la période Chalcolithique. Il fût fouillé et vidangé par les frères Louis et Auguste Catelan en 1920.

Conservation Musée Calvet – Avignon.

Bibliographie :

CATELAN, L., et A., 1920 « La grotte sépulcrale de Cost à Buis les Baronnies » BSAD Tome LIV, 207ème livre, pp. 76-88.

Source documentaire :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis-les-Baronnies. Inédit.

BUIS LES BARONNIES

BUIS Grotte du Lierre IMG_7834Cliché Y.G.

La grotte du lierre. Au pied Nord du rocher du St Julien, la grotte du lierre s’enfonce sous le rocher. Les mêmes fouilleurs, Louis et Auguste Catelan, vidangeront cet abri dont les tessons de céramique récoltés identifieront une occupation des Âges du Bronze. Ces pionniers de la Préhistoire locale vont ainsi nommer par  convention personnelle  les lieux de chacune de leur trouvaille tout autour du St Julien : « la grotte du lierre », « la grotte des dents », « la grotte de la cuisine », « la grotte chapelle », « la grotte Mérindol », laissant ainsi le soin, en vain, à leurs successeurs de reconstituer leur périple archéologique tout autour et dessus le rocher. Collection Musée Calvet – Avignon.

Source documentaire :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001.

BUIS LES BARONNIES

BUIS Bas Guillotte 070Cliché P.A.

Bas Guillotte. C’est un abri sous roche en rive droite de l’Ouvèze, à environ 25 m au dessus du lit actuel de cette rivière. Fouillé dès 1911 par les frères Louis et Auguste Catelan, il révélera une occupation datée, d’après son mobilier archéologique, du Paléolithique Moyen, à la fin de l’interface entre les deux dernières glaciations de l’ère quaternaire soit aux environs de – 70 000 ans avant le présent. Il est considéré, alors, comme étant le premier site moustérien découvert dans les Alpes. Diverses études seront consacrées à ce site, principalement à son industrie lithique. Collection Musée Calvet – Avignon.

Bibliographie :

BERNARD-GUELLE, S., 2008 (avec la collaboration de BRESSY, C., ANDRÉ, P., BERNARD, C.,) « Stratégie d’approvisionnement lithique et modalités d’occupation du site moustérien de Bas Guillotte (Buis les Baronnies, Drôme) » in Bulletin de la Société Préhistorique Française Tome 105, n° 2, pp. 245-266.

CATELAN, L., et A., 1914 « Le Préhistorique au Buis les Baronnies » in Bulletin de la Société d’Archéologie de la Drôme 2e série Tome XLVIII, pp. 217-220. Découverte d’un gisement moustérien à « Bas Guillotte à Buis les Baronnies ».

LUMLEY,H., (de) 1956 « Un gisement levalloisien dans la Drôme au Buis les Baronnies » in Bulletin de la Société Préhistorique Française, Tome LIII, n°1-2, pp. 108-111, 2 fig. 1 tabl.

LUMLEY, H., (de) 1976 « La Préhistoire Française » (sous la direction de) Tome I- n° 2.

LUMLEY, H., (de) 1959 « La station moustérienne de Bas Guillotte à Buis les Baronnies (Drôme) » in Bulletin n° 6 du Musée d’Anthropologie Préhistorique de Monaco, pp. 151-183.

MÜLLER, H., 1914 « Notes sommaires sur le préhistorique des environs de Buis les Baronnies » in  Bulletin de la société d’Anthropologie de Lyon, Tome XXXII, 1914.

Sources documentaires :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis les Baronnie. Inédit.

STOCCHETTI. S., 2001 «  Une première approche de la circulation de la matière première à Bas Guillotte » TER de maitrise d’Histoire de l’Art et d’Archéologie, Université Pierre Mendes France, Grenoble, 80 pages.

STOCCHETTI. S., 2003 « Circulation de la matière première à Bas Guillotte (Buis les Baronnies, (Drôme) ». Mémoire de DEA, Université de Provence, 2 tomes, 132 pages.

ENTRECHAUX

ENTRECHAUX La Masque 016Cliché P.A.

Grotte de la Masque. Dans les dernières gorges de l’Ouvèze, les barres rocheuses encadrantes offrent nombre d’abris et une grotte – « La Masque » – au sens propre du terme, en rive droite de l’Ouvèze. Elle fût découverte au début de la deuxième moitié du XIXe siècle par Hector Nicolas (alors conducteur des Ponts et Chaussées à Avignon) en repérage pour la future voie ferrée Orange/Buis les Baronnies mais, il ne la fouillera que vingt ans plus tard. Son accès scabreux ouvre sur un couloir râpeux prolongé de trois salles où se lisent sur la roche nombre de signatures en date du XIXe siècle.
Son mobilier archéologique révèlera une occupation de l’homme de Néandertal et une occupation chalcolithique. Dans le courant du XXe siècle, les pionniers de la Préhistoire locale, les frères Catelan de Buis les Baronnies, M. Deydier et H. de Lumley y feront des découvertes ponctuelles. Conservation Musée Calvet et Musée Réquien – Avignon.

Bibliographie :

COMTE, E., 1967 « La commune d’Entrechaux. Etude géographique, économique, géologique et historique de la Préhistoire au début de l’époque contemporaine », pp. 83-88.

Deydier, M., 1908 « Le préhistorique aux environs du Mont Ventoux, région Sud-Ouest,  1ère partie » in Congrès préhistorique de France, Compte rendu de la troisième session, Autun 1907. Paris : Schleicher Frères, pp. 135-171.

Deydier, M., 1911 « Le préhistorique aux environs du Mont Ventoux, région Sud-Ouest, 2ème partie » in Congrès préhistorique de France, Compte rendu de la sixième session Tours, 1910. Paris : Bureaux de la Société Préhistorique de France, pp. 196-226.

LUMLEY, H., (de) 1959 « La grotte de la Masque (Vaucluse) Station Paléolithique avec Rhinocéros de Merck » Bulletin de la Société Géologique de France n° 9, pp. 903-914.

Source documentaire :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis les Baronnies. Inédit.

 

ENTRECHAUX

ENTRECHAUX Grand Abri aux Puces 2009 003Cliché P.A.

Le Grand Abri aux Puces. Toujours en rive droite de l’Ouvèze et non loin de la grotte de « La Masque », dans le jardin d’une propriété privée, cet abri a retenu l’attention, depuis plusieurs décennies, de chercheurs mais aussi de fouilleurs clandestins. De nos jours ce vaste abri de plus de plus de 50 m2 est en cours de fouille sous la responsabilité de Ludovic Slimak – chargé de recherches au CNRS – Toulouse. L’occupation néandertalienne reconnue est datée du dernier interglaciaire soit entre -135 000/-120 000 ans avant le présent. Conservation non communiquée.

Bibliographie :

GAGNIERE, S., 1953 « Les recherches préhistoriques dans la XIIe circonscription » in Provence historique, Tome 3, fascicule 11, pp. 76-78.

LUMLEY, H., (de) 1962 «  Paléolithique ancien et moyen en Vaucluse » in Société d’Etudes des Sciences Naturelles de Vaucluse : La vallée de l’Ouvèze, page 35.

LUMLEY, H., (de) 1976 « La Préhistoire Française » (sous la direction de) Tome I- n° 2 – Vallée de l’Ouvèze, pp. 339-348.

 

ENTRECHAUX

ENTRECHAUX Abri Charasse I 008Cliché P.A.

Abri Charasse I. En rive droite de l’Ouvèze, les dernières gorges de cette rivière forment trois niveaux superposés de barres rocheuses. Les plus hautes présentent un énorme abri de plusieurs centaines de m2, c’est l’Abri Charasse I. Les fouilles du milieu du XXe siècle révèleront une occupation du Paléolithique Supérieur, de culture magdalénienne, soit aux alentours de – 20 000 ans avant le présent. Comme pour la grotte de « La Masque », il se lit sur la roche des signatures en date des années de fouille. Conservation Musée des Antiquités Nationales (MAN) – St Germain en Laye.

Bibliographie :

ESCALON DE FONTON, M., et PACCARD, M., 1958 « L’Abri Charasse (Entrechaux, Vaucluse) » in Cahiers Ligures de Préhistoire et d’Archéologie n° 7, page 118.

LAPLACE, G., 1967 « Le magdalénien du Grand Abri Charasse à Entrechaux (Vaucluse) » Universidade de Lisboa – Faculdade de Lettras, 30 pages.

 

ENTRECHAUX

ENTRECHAUX Abri Charasse II 93_20088401020za_pCliché. © SRA DRAC-PACA Ministère de la culture ; © Paccard, Maurice ; © Musée Requien Avignon

Abri Charasse II. C’est en rive gauche de l’Ouvèze que fût découvert, dans les années 1960, une occupation épipaléolithique de culture sauveterrienne. Le sondage réalisé par Maurice Paccard livrera plus de deux cents pièces en silex taillé. Conservation Musée de Antiquités Nationales (MAN) St Germain en Laye.

Bibliographie :

PACCARD, M., 1965 «  L’abri Charasse n° 2 (Commune d’Entrechaux, Vaucluse) » in Cahiers Rhodaniens XII, pp. 5-12.

 

ÉOURRES

EOURRES Chante Duc DSC_0001Cliché Auteur inconnu

Grotte du Turcs de la Chapelle. La grotte s’ouvre dans le flanc Sud de la montagne de Chante Duc, à proximité du col du même nom. Elle a livré au fouilleur un niveau pavé de grosses pierres sous lequel s’est révélée une sépulture remaniée datée du Néolithique Final/Chalcolithique. Conservation Musée de Gap.

Bibliographie :

PLAT, P., 1929 « Fouille d’une grotte à Éourres (Hautes-Alpes) » in Bulletin de la Société d’Études des Hautes Alpes, pp.325-329.

 

ÉTOILE SAINT CYRICE

Roche Rousse. D’après A. Morin « Nous avons consacré plusieurs journées pour localiser cette grotte. Nos recherches se sont portées sur le secteur du ravin du torrent du Cinaïs après avoir repéré depuis la rive gauche de ce torrent, au niveau de la ferme des Faysses, une cavité sur la rive droite, sous la barre rocheuse en dessous du site archéologique dit de Pierrefeu. Les recherches dans les éboulis et les bois se sont avérées particulièrement difficiles. Nous avons finalement découvert deux cavités qui ne correspondent pas aux description faites par P. Plat et H. Müller en 1912. Roche rousse a servi de tombe à la fin du Néolithique. elle a été ensuite bouleversée par les fréquentations protohistoriques des Âges du Bronze et du Fer ». Conservation Musée de Gap et Musée dauphinois de Grenoble.

Bibliographie :

PLAT, P., 1912 « Le préhistorique dans la vallée du Céans » in Bulletins de la Société d’Études des Hautes Alpes, pp. 221-228.

Source documentaire :

MORIN, A., 2003, avec la participation scientifique de, Bressy C., Sivan O., Boutterin C., Pelletier D., Monin G., Bracco J.-P., avec la collaboration scientifique de, D’Anna A., Miramont C., Chaffenet G., « Prospection thématique néolithique pluriannuelle 2001-2003 dans la vallée du Buëch et les Baronnies orientales : vallées du Céans et Laragnais (Hautes-Alpes) : rapport scientifique 2001-2003 », Grenoble, ESEP (UMR 6636) / CNRS – Université de Provence, 492 p.

 

LA PENNE SUR OUVÈZE

LA PENNE sur Ouvèze La grotte du Tunel 001Cliché P.A.

La grotte du tunnel. C’est en rive gauche de l’Ouvèze, face au tunnel de l’ancienne voie ferrée qu’il faut chercher cet abri d’environ trois mètres de profondeur. Il fût découvert au début des années 1950 par Maurice Veyrier, collaborateur et ami de Jean Combier alors Directeur des Antiquités Nationales. C’est un abri sépulcral, profond d’environ trois mètres. Son mobilier (collection privée) comprenait une calotte crânienne humaine, divers outils et pointes de flèches en silex. Cet abri fût daté, par son inventeur, du Chalcolithique. Conservation non communiquée.

Bibliographie :

VEYRIER, M., 1958 «  Découvertes préhistorique dans le Sud de la Drôme » in Bulletin de la Société d’Archéologie et de Statistique de la Drôme Tome LXXIV n° 328, pp. 46-47.

 

LA ROCHE SUR LE BUIS

les grottes de la Loube. Il existe trois grottes voisines s’ouvrant sur le flanc Sud de la montagne de la Loube :

  1. la grotte Jean Bolaine (seize mètres de long par deux mètres de large et environ un mètre cinquante de haut) aurait servi de refuge à un réfractaire aux armées napoléoniennes.
  2. la grotte Mathieu (de son inventeur), se déroule sur huit mètres de long, deux à trois mètres de large, hauteur sous plafond de deux mètres environ.
  3. une troisième dite « des Loubes » affiche quinze mètres de long, deux mètres de large, haute de trois mètres en moyenne.

LA ROCHE-BUIS Grotte des Loubes+MathieuGrotte Mathieu. Cliché P.A.                                          Grotte « des Loubes ». Cliché P.A.

LA ROCHE:BUIS Grotte Jean Bolaine 001 Grotte J. Bolaine. Cliché P.A.

Ce sont des grottes dites « couloir », d’aspect cylindrique. Ces deux dernières furent occupées, d’après leurs mobiliers céramique, à la Préhistoire Récente (Néolithique Moyen), aux Âges du Bronze et aux Âges du Fer. Un relevé de ces deux dernières cavités fût dressé par J.C Daumas et R. Laudet en 1990. De nombreux trous de fouilles clandestines ont mis à jour et abandonnés sur place des dizaines de kg de tessons de poterie. Conservation Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies.

Source documentaire :

DAUMAS, J.C., et LAUDET, R., 1990 «  Visite aux grottes du versant Sud de la montage de Loube à La Roche sur le Buis (26) » Document CAP Valence 8 pages, 6 planches. Inédit.

Étude céramique :

VITAL J., 2012 (Juillet) Étude des séries des Grottes de Loube : Néolithique Moyen, Bronze Final et Âges du Fer.

 

MALAUCENE

MALAUCENE En Terrone DSC_0005Cliché P.A.

L’abri sous roche « d’En Terrone ». À la sortie de la cuvette de Veaux, direction Malaucène, au lieu dit « En Terrone » (parler local), en rive gauche du Toulourenc, une brèche de molasse burdigalienne retenant des nodules remaniés de silex fût exploitée au Néolithique Moyen. L’extraction de ces nodules a crée un abri artificiel long d’une dizaine de mètres pour environ deux mètres de profondeur. Le sommet du porche de cet abri porte un larmier tracé au doigt. Celui-ci n’a pu être réalisé que sur de la matière tendre, probablement lors de l’exploitation siliceuse. Sans conservation.

Bibliographie :

BARTHELEMY, A., 1983 Groupement Archéologique Mâconnais. Bulletins trimestriels n° 2. 1981 et n° 1 et 2.

BARTHELEMY, A., 1952-1956 « Recherches Archéologiques dans la Région de Veaux, à Malaucène (Vaucluse) : la grotte de Levant de Leaunier et les Industries des stations voisines » Extrait du « Bulletin de la Société d’Etude des Sciences Naturelles de Vaucluse », 16 pages.

Source documentaire :

ANDRÉ, P., 2007 « Sites Néolithiques-Chasséens en limite Drôme-Vaucluse » Document UMR 5608 – Université de Toulouse le Mirail –TRACES – 9 pages.

 

MALAUCENE

MALAUCENE Levant de Leaunier 20071221 003Cliché P.A.

Grotte de Levant de Leaunier. C’est dans les combes de Veaux et, ses fameuses carrières d’extraction de silex (périodes préhistoriques et historiques) qu’il faut chercher la grotte de « Levant de Leaunier ». Découverte et fouillée une première fois par les frères Louis et Auguste Catelan dans les années 1920, elle fera l’objet de nouvelles fouilles officielles dans les années 1950 par Albert Barthélemy de Macon.

 

Nombre de fouilleurs clandestins et autres chercheurs de trésor finiront par détruire ce site majeur qui aura livré au fil du temps d’importantes collections lithiques, céramiques, parure et autres rares objets préhistoriques. Son occupation s’étage du Néolithique Moyen aux Âges du Bronze ; deux petits dessins schématiques « post glaciaires », tracés à l’ocre rouge, ornent son porche, leur datation renvoie au Néolithique Final. Nous pouvons également lire sur la roche les signatures et dates des fouilleurs. Conservation Musée Calvet – Avignon, Musée municipal de Ste Cécile les Vignes.

Bibliographie :

BARTHELEMY, A., 1952-1956 « Recherches Archéologiques dans la Région de Veaux, à Malaucène (Vaucluse) : la grotte de Levant de Leaunier et les Industries des stations voisines » Extrait du « Bulletin de la Société d’Etude des Sciences Naturelles de Vaucluse », 16 pages.

CATELAN, L., et A.,

  • 1920 « Grotte de Levant de Leaunier à Malaucène, Vaucluse », Association Française pour l’Avancement des Sciences. Congrés de Strasbourg pp. 425-431.
  • 1920 « Deux moules à double face de l’âge du Bronze » Grotte de Levant de Leaunier Rhodania, Congrès de Grenoble, n° 274 pp.88-92
  • 1922 « Grotte de Levant de Leaunier à Malaucène. Continuation des fouilles » 1922, Association Française pour l’Avancement des Sciences. Congrès de Montpellier pp. 490-492.

CATELAN A., CATELAN L. et MULLER H., 1914 « Découvertes préhistoriques au Buis-les-Baronnies ». Bull. Soc. Archéologie et Statistique de la Drôme Tome 48 pp. 214-224

GAGNIERE, S.,  1961 « À propos du moule découvert dans la grotte de Levant de Leaunier » in Bulletin de la société Préhistorique Française, Tome 58, n° 5-6, pp. 268-3O8.

HAMEAU, Ph., 1992 «  Trois nouveaux jalons de l’art post-glaciaire entre Provence et Dauphiné » in Bulletin de la Société Préhistorique Française, Volume 89 n° 5, pp. 144-147.

Sources documentaires :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis les Baronnie. Inédit

COLLECTION Louis Gauthier Inventaire 2006-2007 Tome II Veaux et Malaucène. Musée L. Gauthier Ste Cécile les Vignes 283 pages. Inédit.

 

MALAUCENE

MALAUCENE Couchant de Leaunier DSC_0003Cliché P.A.

Grotte de Couchant de Leaunier. Dans la combe de Leaunier, face à la grotte dite du Levant, s’ouvre la grotte qualifiée du Couchant « …bées comme deux bouches entr’ouvertes, deux baumes qui se font face, l’une à l’Ouest, l’autre à l’Est…. » (Catelan, 1920). Elle est composée de quatre salles d’inégales surfaces dont les deux plus grandes développent des espaces de plus de 100 m2 chacune. Elle a fait, elle aussi, l’objet de fouilles clandestines. Une murette en pierres sèches ferme partiellement son accès.

En 2007, fût découvert une troisième salle dans laquelle gisaient les ossements de la patte avant d’un auroch, des lames de silex chauffé, des tessons de céramique attribuables aux Âges du Bronze alors que, la salle principale offrait à l’œil averti deux nouveaux dessins schématiques « post glaciaires » dans le style de ceux de la grotte du Levant. Conservation mobilier lithique et céramique Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies, mobilier faunique Musée Réquien – Avignon.

Source documentaire :

ANDRÉ, P., 2008 «  La cuvette de Veaux et ses combes – commune de Malaucène – Vaucluse – Déclaration de découvertes fortuites et inventaires de collections privées » Document SRA Région PACA – 15 pages.

 

MALAUCENE

MALAUCENE Abri Grangeon 20080320 013Cliché P.A.

Abri Grangeon. À mi- chemin de la combe de Bouche Grasse, son fond abrite de puissantes strates rocheuses percées d’abris sous roche ayant servit de bergerie. L’Abri Grangeon s’insère dans cette enfilade de galeries. Seul cet abri fût l’objet de deux campagnes de fouilles suivies de courtes publications et, d’une brève opération diagnostic par tamisage des déblais de fouille des campagnes précédentes. Une murette en pierres sèches ferme partiellement son accès.

Le Néolithique Moyen est la période dominante de l’occupation de cet abri et comme pour les deux grottes de la combe de Leaunier, nous retrouvons des artéfacts propres aux Âges du Bronze. Conservation Laboratoire TRACES Toulouse.

Bibliographie :

BINDER, D., 1991 «  Facteurs de variabilité des outillages lithiques chasséens dans le Sud-est de la France » in Identité du Chasséen. Actes du colloque de Nemours 1989 Mémoires du Musée de Préhistoire d’Ille-de-France, 4, 1991, pp. 261-272.

Sources documentaires :

ANDRÉ ; P., et LÉA, V., 2012 « Abri Grangeon (Commune de Malaucène). Opération de tamisage des déblais de fouille de l’Abri Grangeon » Rapport SRA Région PACA, 38 pages.

VINCENT, J., 1966 et 1972 « Rapport de sondage de l’abri sous roche Grangeon » Document Direction Régionale des Antiquités, Région PACA, 24 pages et 22 pages. Inédit.

 

MALAUCENE

MALAUCENE Grotte de la Baume 20080117 007Cliché P.A.

La grotte de la Baume (Réf. IGN). C’est une fois encore une grotte « couloir », longue d’environ 20 m, au bout duquel une résurgence karstique remplit un bassin siphon de plusieurs dizaines de mètres de profondeur. En riche gauche du Toulourenc, elle fait face à la petite chapelle de Notre Dame des Anges. Le porche d’entrée de cette grotte est saturé d’inscriptions et graffitis de toutes sortes et de tous âges, archives pariétales qui nous informent de sa fréquentation depuis des temps immémoriaux. Une hache en pierre polie aurait découverte aux abords de cette grotte. Sans conservation.

MÉVOUILLON

MEVOUILLON - GRESSE 006Cliché P.A.

L’abri sous roche, lieu dit « Le Prieuré ». Des sondages organisés par Mme et M. Chaffenet sous l’aplomb Sud/sud-est du Rocher du Fort, flanc Sud, ont révélé une « importante occupation Chasséenne » (Néolithique Moyen) composée de mobilier lithique, céramique, faunique et des éléments de parure. Deux foyers en place ont été également découverts.

Les fouilleurs ont aussi mis à jours des tessons de céramique propres à la fois à la culture chalcolithique et aux Âges du Bronze. Conservation collection privée.

Bibliographie :

CHAFFENET, A., et G., 1999 «  Trois exemples d’occupations néolithiques dans les Baronnies » in Circulations et identités culturelles alpines à la fin de la préhistoire – Matériaux pour une étude. Programme CIRCALP 1997-1998 1e édition, pp. 381-387.

CHAFFENET, A., et G., 2006 « Un habitat préhistorique à Mévouillon, il y a plus de 5.000 ans » in Le luminaire n° 23, pp. 5-10.

COMBIER, J., 1980 Informations Archéologiques Circonscription Rhône-Alpes – Gallia Préhistoire Tome 2, Fasc n°2, page 498.

Source documentaire :

CHAFFENET, G., 1976 «  Mévouillon – Le Prieuré/le Fort » Rapport de sondages Document SRA Région Rhône-Alpes, 35 pages.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS Les Ayguiers 002Cliché P.A.

Les Ayguiers. Les abris des Ayguiers furent fouillés par les frères Louis et Auguste Catelan. Ils ont découverts une industrie lithique et céramique propre à la période du Néolithique Moyen et, des dents de castors. Conservation Musée Calvet – Avignon.

Source documentaire :

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis les Baronnies. Inédit.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS Petit Vau 038Cliché P.A.

Petit Vau. (Réf. IGN) En rive droite du Toulourenc, au dessus du lieu dit des « Fouzarailles », dans une petite combe entre deux barres rocheuses orientées Nord/Sud, des travaux d’excavations ont mis à jour un site sous abri sous roche occupé du Néolithique Moyen jusqu’aux Âges du Fer et, de rares tessons gallo-romains. Conservation Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies.

Source documentaire :

ANDRÉ, P., et GIRARD, Y., 2005 « Déclaration de découverte fortuite d’un gisement archéologique à Mollans (Drôme) » Document SRA Région Rhône-Alpes – 16 pages.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS Vallon de la Borie 009Cliché P.A.

Vallon de la Borie. Non loin de « Petit Vau », un autre vallon, celui dit de « la Borie » ou « Ravin de la Borie » ou « des Pins » (Réf. IGN « des Plans ») une murette en pierres sèches ferme une ancienne bergerie sous barre rocheuse. Des fouilles des années 1950 ont révélé une occupation datée du Néolithique Moyen. Conservation inconnue.

Bibliographie :

GAGNIERE, S., 1955 « Informations archéologiques. XIIe circonscriptions préhistoriques » in Gallia Tome XIII, page 127.

GALLICIAN, A., 1978 « Atlas préhistorique du midi méditerranée – Feuille de Nyons » n° 16, page 83 : « Abri sous roche du vallon de la borie ou des plans » MM. Février, Grosso, Pernat et Avenas.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS Grotte de l'éléphant.1Cliché P.A.

Grotte de l’éléphant. En rive droite du ruisseau du Toulourenc, sous le lieu dit des « Peyrieres », une grotte s’ouvre au niveau du talweg de ce ruisseau. Durant l’été 1977, un groupe de spéléologues regroupés au sein de l’association « Ursus Spelaeus » (ours des cavernes) ont exploré sur l’initiative de Paul Belin, alors enseignant et Principal du Collège H. Barbusse de Buis les Baronnies, les grottes du Toulourenc.

Cette campagne de prospections rentrait dans le cadre de la recherche et de l’identification des témoignages pariétaux se rapportant à « l’art schématique post glaciaire » de la Préhistoire Récente. C’est sur la fin de cette campagne que sera découverte « la grotte de l’éléphant d’Hannibal », selon les termes mêmes de Paul Belin. Dans cette grotte, un dessin aujourd’hui disparu, représentant un éléphant et deux scènes plus complexes où sont représentés des personnages et des animaux de bâts furent découverts. Sans conservation.

Bibliographie :

ANDRÉ, P., 2016 « Un éléphant dans le Toulourenc » in Les Carnets du Ventoux n° 90, pp. 16-18

BELIN, P., 1977 « La grotte de l’éléphant d’Hannibal. L’Art Pariétal Gaulois des Baronnies », St Paul-3-Châteaux, 24 pages.

BELIN, P., 1984 « L’art schématique du Mont Ventoux : la grotte du Levant de Leaunier », Bulletin d’Études préhistoriques alpines, tome XVI, pp. 141-148.

BERNARD, C., 1980 « Histoire du Buis les Baronnies », 3e éd., Buis les Baronnies, pp. 39-55.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

OLYMPUS DIGITAL CAMERACliché Y.G.

Les Beaumes redonnes. Dans un coude du Toulourenc, une protubérance rocheuse offre deux abris voisins et immenses. Leurs particularités proposent un ensemble de plusieurs dizaines de trous de poteaux ou de poutres, certains creusés à même le substrat, d’autres dans les parois. L’origine de ces « travaux » est inconnue. Il pourrait s’agir, selon certains, des reliquats de calage d’un habitat médiéval. Sans conservation.

Source documentaire :

ANDRÉ, P., 2004 «  Veaux et sa vallée. Études préhistoriques » Document SRA Région Rhône-Alpes. 45 pages.

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS Notre Dame des Anges 012Cliché P.A.

Abri Notre Dame des Anges. À l’aplomb de la petite chapelle de Notre Dame des Anges (rive droite du Toulourenc), dans les rochers dominants, s’ouvre une petite cavité de deux mètres de profondeur. De communication orale, cet abri aurait été pillé dans les années 1980. Son mobilier sommaire se serait composé de quelques ossements humains. Ce type de cavité, d’accès scabreux, rejoint s’il en faut, les autres petites grottes connues localement pour avoir servi de site sépulcral au Néolithique Final/Chalcolithique

Une prospection in situ nous a permis de récupérer quelques tessons de céramique à gros dégraissants confirmant un tant soit peu cette hypothèse. Conservation Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies. Sans archive.

 

MOLLANS SUR OUVÈZE

MOLLANS PERPETAIRI 002Cliché P.A.

Les hypogées du Perpétairi. Cela commence par une lettre de M. de Saint Vincens en date du 18 janvier 1783 adressée à l’abbé Jean-Jacques Barthélemy lui signalant la découverte par un mollanais, non loin de la confluence Ouvèze-Toulourenc de :

« Deux ou trois cents cadavres rangés les uns à côté des autres. Ils avaient chacun à côté d’eux une espèce de couteau fait de pierre à fusil ».

En fait, il s’agissait des hypogées du Perpétairi (23 grottes artificielles et 3 abris naturels) qui seront redécouverts en 1870 par Hector Nicolas, alors conducteur des Ponts et Chaussées à Avignon. En 1914, les frères Louis et Auguste Catelan de Buis Les Baronnies entreprendront une première fouille. Celle-ci sera suivie, dans les années 1960, par les études des mobiliers lithiques et céramiques de J. Courtin et Mme./M. Rosselo. De nos jours, la petite colline du Perpétairi a été sacrifiée à la pression démographique, les hypogées ont été détruits à l’exception d’un reliquat (photo) très amputé. Conservation Musée Calvet – Avignon.

Bibliographie :

BARTHÉLEMY, J.J., (Abbé) Tomme II « œuvres diverses » Publication de 1828 Librairie Dabo Jeune Paris. New York Library n° 55 0001 A. Inédit.

CATELAN, L., et A., 1914 « Cimetière énéolithique de Perpétairi à Mollans (Drôme) », Association Française pour l’Avancement des Sciences. Congrès du Havre pp. 673-676.

COURTIN,  J., 1961 « La sépulture chalcolithique de Perpétairi à Mollans », Gallia Préhistoire Vol. 4 n° 1 pp. 192-205.

GARDE-NOTES BARONNIARD (Les rencontres du) : 1995 « Archéologie en Baronnies » Lachau, 138 pages.

ROSSELO, (M. et Mme)  1961 « Les hypogées de Mollans Drôme » Cahiers rhodaniens n° 8 pp. 3-22.

VIGNARD, M., 1961 « Quelques aspects du Chacolithique et du Néolithique tardif de la Drôme – Grotte sépulcrale de Cost à Buis les Baronnies – Grotte sépulcrale du Perpétairi à Mollans sur Ouvèze » OGAM Tome 13, fasc. 4-5, n° 76-77, pp. 393-408.

Sources documentaires :

ANDRÉ, P., 2006 « Préhistoire dans le Bassin de Mollans » Document SRA Région Rhône-Alpes – 15 pages.

ARCHIVES CATELAN : CD Rom du Garde-notes Baronniard. Fonds Arlaud 2000 et 2001. Archives communales de Buis les Baronnie. Inédit.

 

MONTBRUN LES BAINS

MONTBRUN Grand Chavoul 06042007Cliché P.A.

Le Grand Chavoul. À la sortie de Montbrun les Bains en direction d’Aurel, il existe un petit vallon référencé IGN « Le grand Chavoul » qui offre dès son entrée, à gauche sous les rochers de « la blache du Nègre » (Réf. IGN), une belle grotte d’environ 30 m2. Dans les dernières décennies du XIXe siècle, Valentin du Cheylard avait prospecté ce vallon et évoqué « une station Magdalénienne ».

De nos jours, rien ne laisse effectivement supposer une occupation de la période du Paléolithique Supérieur mais, l’éboulis dans la pente d’accès à cette grotte, nous a livré nombre d’artéfacts en silex taillé pouvant être raccrochés aux cultures néolithiques. Conservation Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies.

Bibliographie :

VALLENTIN du CHEYLARD, R., 1888 « Une Station Magdalénienne à Montbrun » Extrait du Bulletin d’Archéologie et de Statistique de la Drôme. Tome 22, pp. 96-100.

 

MONTBRUN LES BAINS

MONTBRUN Les Géas DSC_0009Cliché P.A.

Le Géas. Il s’agit d‘une découverte d‘objets préhistoriques et de restes humains repérés à la mi-mai 2015 à l‘occasion d‘un décaissement de terrain en vue d’une construction de résidence secondaire. Conservation SRA Région Rhône-Alpes.

Il semblerait que des sépultures auraient été constituées dans un ou des coffres sommaires adossés à l‘extrémité d‘un éperon rocheux, sous un chaos rocheux, de type abri sépulcral sous blocs effondrés. En première analyse, l‘ensemble parait se rattacher à la fin du Néolithique, vers 2500/2000 ans avant notre ère, mais une ancienneté plus importante n‘est pas à écarter vers la fin Néolithique Moyen ?

Source documentaire :

ANDRÉ, P., 2015 « Déclaration de découverte d’un site sépulcral à Montbrun les Bains – Drôme » Document SRA Région Rhône-Alpes, 7 pages. Inédit.

 

ORPIERRE

ORPIERRE Grotte de Farinette 09-48-09-432.jpegCliché A.M.

Grotte de la « Farinette » ou « Jeanne Marie ». En aval du village d’Orpierre, dans la chaîne de rochers qui borde le Céans au Nord, la grotte de la « Farinette » ou « Jeanne Marie » a livré au fouilleur P. Plat un important et très divers mobilier : ossements et dents humains, céramique, lithique, métallifère (bronze et fer) et des éléments de parures : dix huit perles blanches, trente deux perles noires réalisées en calcite ( ?), callaïs, tests de bivalve. Ce mobilier indique la fonction sépulcrale de cette grotte, par ailleurs très difficile d’accès et, renvoie à une ambiance Néolithique Final. Conservation inconnue.

 

Bibliographie :

PLAT, P., 1908 « Fouille d’une grotte située dans le rocher de la Farinette, commune d’Orpierre  (Hautes-Alpes) » in Bulletin de la Société D’Etudes des Hautes Alpes pp. 292-297.

Source documentaire :

MORIN, A., 2003, avec la participation scientifique de, Bressy C., Sivan O., Boutterin C., Pelletier D., Monin G., Bracco J.-P., avec la collaboration scientifique de, D’Anna A., Miramont C., Chaffenet G., « Prospection thématique néolithique pluriannuelle 2001-2003 dans la vallée du Buëch et les Baronnies orientales : vallées du Céans et Laragnais (Hautes-Alpes) : rapport scientifique 2001-2003 », Grenoble, ESEP (UMR 6636) / CNRS – Université de Provence, 492 p.

 

PLAISIANS

PLAISIANS La Gardette DSCN0594Cliché P.A.

Grotte de la Gardette. Sur le flanc Sud de la montagne de la Nible, à l’aplomb de la ferme dite « Fontaine des marins », haut perchée s’ouvre la grotte de la Gardette aussi dénommée « Grotte Mirabeau ». Son accès très périlleux, en pleine verticalité dans les rochers de la Nible, n’a jamais empêché curieux, randonneurs et chercheurs de pénétrer dans cette grotte « couloir montant » longue d’une vingtaine de mètres. Dans les années 1860, un certain Boisse, alors instituteur à Plaisians y aurait découvert des artéfacts de la Préhistoire Récente. Depuis, nombre de personnes ont laissé leurs marques, dessins et signatures sur les parois de cette grotte. Conservation inconnue.

Bibliographie :

BELLET. C., 1911 « Bibliographie [André Lacroix] » in Bulletin de la Société d’Archéologie et de Statistiques de la Drôme » Plaisians : Vol. XLV, pp 253-294.

  • Petite notice sur Plaisians par l’instituteur (1860) : Réf. Archives départementales : 151 J 6 f°602-621.
  • Guibert (Col de) : Réf. Archives départementales : 151 J 4 f° 793.

BOISSE, C., 1954 « Relevés Commune de Plaisians » in Bulletin de la Société Préhistorique Française, Séance du 28 Octobre 1954, Vol. 51, n°9-10, page 409.

 

PLAISIANS

PLAISIANS Grotte des Rochers d'Egalière 001Cliché P.A.

Grotte des rochers d’Éygalière. Les rochers d’Égalière (Réf. IGN) s’inscrivent au Sud-est du massif du « Bois de la Draye » (Réf. IGN). Ils dominent le torrent du Derbous, à quelques encablures du Col de Fontaube. C’est une fois encore une grotte « couloir » (descendant) qui plonge d’une quinzaine de mètres. L’entrée gauche de son porche est marquée par un dessin de losanges assemblés, gravés à même la roche. Ce type de dessin figure sur nombre de poterie du Néolithique Moyen. Sans conservation, sans archive.

 

PLAISIANS

PLAISIANS La Clue 21012007 011Cliché P.A.

Grotte de la Clue. À l’entrée de la Clue de Plaisians, dans les rochers dominants à gauche en montant au village, s’insère, telle une large fente, une grotte qui aurait été fouillée par les frères Louis et Auguste Catelan. Hormis, quelques lignes dans l’inventaire d’Aimé Bocquet (2004), Alinéas n° 3303 : « En 1957, un sondage pratiqué dans cette grande diaclase (50mx20m) qui s’ouvre dans les gorges de la route de Plaisians, a livré quelques débris de céramique “néolithiques” et une vertèbre humaine » nous sommes sans archive à propos de cette cavité d’environ 100 m2.

Source documentaire :

BOCQUET, A., 2004 “Inventaire des sites et des objets préhistoriques dans les Alpes du Nord (Haute-Savoie, Savoie, Isère, Drôme, Alpes-de-Haute-Provence) ».

 

PROPIAC

PROPIAC Mine La Jalaye DSC_0001Cliché P.A.

Mine de la Jalaye. Sous le « Serre Brégide », au « Ravin des Combes » (Réfs. IGN), un trou de mine plonge à deux mètres de profondeur et ouvre sur une salle d’environ 3 m2. Le filon se compose de fer, de calcite, de galène et de graphite. À deux pas sous ce filon, le petit torrent ponctuel du « Ravin des Combes » a été aménagé en un petit bassin de rétention pour lavage, construit en pierres sèches. Les déblais d’exploitation se lisent encore, en tas informe, en rive gauche de ce torrent.

Source documentaire :

BUCHET, F., 2012 « Rapport de stage BTS de Géologie appliquée. Minerais, Mines RAPPORTEXAM final. Le filon hydrothermal de Propiac et les gîtes associés dans le Sud de la Drôme vers Propiac (26) » 56 pages. Inédit.

 

PROPIAC

PROPIAC Mine Pré Chauvin DSC_0001Cliché P.A.

Mine de Pré Chauvin. Une ancienne galerie est visible le long de la RD 147 menant au village de Propiac. Selon le BRGM, le filon fût exploité pour du plomb, du zinc et du cuivre. Cette galerie fait une quarantaine de mètres de long pour deux mètres de haut et de large. Elle est cachée derrière un tas de bois et protégée par une grille.

Source documentaire :

BUCHET, F., 2012 « Rapport de stage BTS de Géologie appliquée. Minerais, Mines RAPPORTEXAM final. Le filon hydrothermal de Propiac et les gîtes associés dans le Sud de la Drôme vers Propiac (26) » 56 pages. Inédit.

 

REILHANETTE

REIHANETTE La grotte de Roche Vieille 005Cliché P.A.

Grotte de Roche Vieille. Coincée entre le « Petit défend » et le « Ravin de roche vieille » (Réfs. IGN), la grotte de ce même nom se niche dans un monolithe de stampien. Des prospections in situ nous a livré quelques tessons informes de céramique à gros dégraissants et quelques éclats de silex manifestement taillés. Conservation Couvent des Ursulines – Buis les Baronnies. Sans archive.

 

PUYMERAS

PUYMERAS Bernucen 020Cliché P.A.

Bernucen. Le petit vallon dit de « Bernucen » (Réf. IGN) marque la limite entre les communes de Puymeras et Mérindol les Oliviers. Les mamelons collinaires de ce vallon sont constitués de molasse tendre (safre), l’un deux fût creusé dans les temps historiques d’un abri, de 20 m2 environ, à vocation agricole. L’intérieur de cet abri est aménagé de niches et bancs à même l’encaissant, à l’entrée figure une tête stylisée sculptée dans la molasse. Ce type d’abri est à rapprocher des grottes/hypogées du Perpétairi de Mollans sur Ouvèze. Sans archive.

 

SAVOILLANS

SAVOILLANS Les Ayguiers 002Cliché P.A.

Les ayguiers de Roche Guérin. Roche Guérin domine la cuvette de Savoillans en limite avec la commune de Reilhanette. Dans sa falaise Nord-ouest, un aplat naturel a autorisé le creusement de deux ayguiers, bassin de récupération d’eau de ruissèlement. Sous cette falaise, dans les éboulis, des prospections ont permis de récupérer des silex taillés probablement néolithiques.

Le Dr Claude Bernard de Buis les Baronnies rapporte la description de statuettes en pierre retrouvées au siècle dernier à Roche Guérin : « sculptures monstrueuses salyennes » dont un « …lion qui avalait un homme dont ne subsiste que la tête avec le départ du cou et des épaules ». Sans conservation.

Bibliographie :

BERNARD ; C., (Dr) 1980 : « Histoire du Buis les Baronnies » page 53, 3ème édition.

 

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La zone d’implantations préhistoriques de Cost

Zone stratégique d’implantations et d’occupations, Cost, comme toutes les confluences ou presque, a joué au fil des millénaires le rôle de carrefour incontournable.

Photo n° 02 La colline du Petit Ubac OK
La colline du petit ubacCost OK

De fait, la zone de confluence Derbous/Ouvèze sur un rayon de 200 m à vol d’oiseau,  est un véritable condensé de sites archéologiques. Zone stratégique, elle fût occupée depuis la Préhistoire Récente.

Ont été répertoriés :

  • des indices d’occupations préhistoriques au niveau du petit étang de la Ballastière. Les lames de silex, certaines chauffées typiques du Néolithique Moyen
  •  un abri sépulcral daté du Chalcolithique, dénommé grotte par les inventeurs.
  • divers témoignages (Villa, Rocher du Lion, La Tours, La Penne) des Âges du Bonze
  • une fortification de hauteur en cap barré Protohistorique
  • une villa gallo-romaine résidentielle du IIe siècle ap. J.C. (fragment de colonne) révélée par les fouilles du début des années 1980.
  • A St Jean de Cost : une chapelle romane dédiée à St Jean
  • un poste de garde au niveau du domaine de « La Gardette »

Nous savons également que le pont de Cost est un des deux plus vieux ponts construits en dur du Buis avec celui d’Ubrieu (XIVe siècle).

La grotte sépulcrale :

Photo n° 05 Grotte sépulcrale Cliché P.A Photo n° 07 Grotte sépulcrale Catelan Grotte sépulcrale selon A. et L. Catelan 1920

Photo n° 10 Pointes de flèches Cliché P.APointes de flèches          Cliché P.A.Photo n° 09 Perles Cliché P.A

Perles           Cliché P.A. 

le Château Gallo-romain :

Dans de nombreux écrits, les structures bâties  au sommet de la petite colline du « petit ubac » (Réf. IGN) sont présentées comme étant les restes d’un oppidum,  ce qui d’un point de vue archéologique ne correspond en rien à cette définition, ni sur le plan des structures : murailles, portes, redans etc., ni au regard sur la surface occupée.
Les frères Catelan eux-mêmes n’ont jamais utilisé ce terme. Ils parlent dans leur publication de cap-barré, de fortin, de château fort anhistorique pour finir avec le terme de  « Château gallo-romain ».
Aujourd’hui, ce site de la colline du « petit ubac » est reconnu sous le statut de cap-barré, comme il en existe par ailleurs dans différents  endroits des Baronnies pour ne citer que celui qui s’élève à la sortie des gorges du Menon après le hameau des Sias.
Les caps barrés sont établis, en position stratégique, sur des avancées du relief, soutenues par des falaises et formant plateaux, coupée par un retranchement de murs de pierres sèches, de fossé, de palissade… On les appelle aussi éperon rocheux. Ce type des fortifications, type poste de garde/habitat, datent généralement des Âges du Fer. Certains ont été occupés depuis la fin de la Préhistoire (Néolithique). Ils dominent généralement toute une vallée.

Photo L. Gallet+planPhoto L. Gallet

Qu’est-ce que Cost ? Nous apprenons également dans la publication des Catelan qu’ils vont s’intéresser au pierrier de Cost, car au départ ce n’est qu’un pierrier, après avoir fouillé et totalement vidangé le petit abri sépulcral évoqué plus haut.
En fait, nous devons les murs de Cost au travail des frères Catelan qui vont, une année durant, épurer le pierrier en question et, se servir des pierres pour remonter les murs que nous avons aujourd’hui en se servant des reliquats de murs qui étaient restés en place sous le pierrier.
La seule référence archéologique certaine est la découverte par les Catelan d’une monnaie romaine qui semble avoir justifié le titre de « Château Gallo-Romain ».

Vous le voyez, c’est bien peu pour ce bout de colline bien placé……

Murs Murs actuels 3-4 Murs actuels 1-2Les murs actuels